Une découverte née du hasard des recherches

En documentant un précédent roman sur la Seconde Guerre mondiale, Kate McAlistair tombe sur l’histoire des Lipizzans, ces chevaux blancs que Hitler voulait transformer en race parfaite. Ancienne cavalière, elle s’intéresse de près à l’opération Cowboy, orchestrée par le général Patton pour sauver ces chevaux menacés par les bombardements, dans un scénario qu’elle compare à un western.

Une lueur d’humanité au cœur du chaos

Ce qui la touche, c’est l’anachronisme de cette opération, menée alors même que les Américains découvrent les camps. Les Lipizzans incarnent selon elle un savoir faire vieux de plus de quatre cents ans, aujourd’hui classé au patrimoine de l’Unesco, et leur sauvetage rappelle celui des œuvres d’art spoliées.

Une histoire alsacienne transmise en héritage

Le personnage de Tomek, prisonnier du STO devenu dresseur, doit beaucoup à l’histoire familiale de l’autrice, alsacienne d’origine, dont un grand père fut lui aussi réquisitionné de force par l’armée allemande. Tomek appartient également au peuple yéniche, ce qui permet à Kate McAlistair d’aborder la persécution sous un double angle.

Une alliance improbable entre ennemis

Le roman réunit officiers américains et allemands autour d’un même objectif, épisode rare de collaboration entre Nazis et Alliés. Kate McAlistair y voit un mélange de pragmatisme, à l’approche de la défaite, et de fierté impériale autrichienne, incarnée aussi par le général Patton lui même, ancien joueur de polo.
Kate McAlistair prépare déjà un nouveau roman inspiré de faits réels, autour d’un mystérieux tigre échappé d’un cirque dans l’Australie du dix neuvième siècle.

Les Anges Blancs de Vienne est publié aux éditions L’Archipel.