Stéphane Minéot, professeur de musique à Nevers : « Je suis content d'être dans la Nièvre »
Nevers et Nièvre · La Rédaction ·Le ·
Professeur de musiques actuelles amplifiées au Conservatoire de Nevers, Stéphane Minéot vit à La Charité-sur-Loire depuis un peu plus d'un an. Pour son « pas de côté », il nous a donné rendez-vous sur un banc au bord de la Loire. Un endroit qu'il aime retrouver pour se balader, regarder le soleil se coucher ou simplement profiter du moment.
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Le Pas de Côté
Stéphane Minéot : une histoire de musique et la Loire
Professeur de musiques actuelles amplifiées au Conservatoire de Nevers, Stéphane Minéot vit à La Charité-sur-Loire depuis un peu plus d'un an. (...)
Il y a des endroits qu'on finit par adopter sans trop savoir pourquoi. Pour Stéphane Minéot, c'est un banc au bord de la Loire, à La Charité-sur-Loire. Bon, il y a quand même la RN7 juste derrière et le bruit des voitures qui passent. Mais ça ne semble pas vraiment le déranger.
« C'est un espace de contemplation qui est incroyable », raconte-t-il.
Ici, il aime s'asseoir, regarder la Loire et prendre le temps. Pas besoin de grand-chose de plus.
« On s'assoit et puis on regarde ce qui se passe ou ce qui ne se passe pas, d'ailleurs. Mais il se passe toujours des choses. »
Un Clermontois qui a posé ses valises dans la Nièvre
Stéphane Minéot est originaire de Clermont-Ferrand. Il a ensuite vécu à Dijon avant de s'installer dans la Nièvre en 2018. Mais le département, il le connaissait déjà bien, il y travaille depuis 2012 et a aussi de la famille du côté de Fourchambault et de Garchizy.
Aujourd'hui, il est professeur de musiques actuelles amplifiées au Conservatoire de Nevers, mais aussi dans d'autres écoles de musique du territoire. En gros, il enseigne la musique qui fait un peu plus de bruit que les autres.
Avant de s'installer ici, il avait déjà eu l'occasion de venir à Nevers, notamment pour le festival Nevers à Vif, lorsqu'il se déroulait encore à la Maison des Montots. Il en garde de bons souvenirs, même si la météo n'était pas toujours au rendez-vous.
« Je ne me souviens plus du temps, je me souviens juste que c'était super à chaque fois », se rappelle-t-il.
Son arrivée à La Charité, en revanche, n'était pas vraiment prévue comme ça. À l'époque, il vivait à Nevers et avait décidé de découvrir un peu les environs. Il se souvient notamment de son premier dimanche, où le calme de la ville l'avait un peu surpris. Il avait alors pris la direction de La Charité-sur-Loire.
Et puis, il a aimé la ville. Ses rues, son environnement, son ambiance. Il y a trouvé un appartement et s'y est installé début août 2025. Comme quoi, parfois, les choses se font assez simplement.
Un banc et la Loire
Depuis, Stéphane a ses petites habitudes. Il aime particulièrement se promener au bord de la Loire, toute proche de la ville. Il y venait régulièrement à son arrivée, notamment en fin de journée, pour profiter du coucher de soleil.
« Ça m'apaisait », explique-t-il.
Et le paysage change suffisamment au fil des saisons pour ne jamais vraiment se lasser. Le niveau de la Loire, les couleurs, la lumière… Même en hiver, il continue de venir quand son emploi du temps le permet.
Ses balades lui ont aussi réservé quelques surprises. Un jour, alors qu'il marchait un peu plus loin, dans les fourrés, il a aperçu un animal assez étrange. Plus gros qu'un chat classique, mais pas aussi imposant qu'un lynx. Après quelques recherches, il a compris qu'il avait croisé un chat forestier.
Une rencontre de quelques secondes seulement, mais suffisamment marquante pour qu'il s'en souvienne encore.
Et puis, il y a cette lumière qu'il trouve particulière à La Charité. Avec les rues qui descendent vers la Loire et le soleil qui vient doucement éclairer la ville en fin de journée, le décor prend une autre allure.
« Il y a une luminosité dans la ville qui est très, très particulière et que je trouve très apaisante », raconte-t-il.
On comprend mieux pourquoi il aime revenir sur son banc.
« Je suis content d'être dans la Nièvre »
Au-delà des paysages, Stéphane apprécie aussi la vie dans les petites villes. Les rencontres, notamment, lui semblent plus faciles. Il se souvient de ses passages à Nevers pour des événements comme Nevers à Vif, où il avait rapidement fait connaissance avec du monde.
« On est tellement contents de voir une tête nouvelle quand on se retrouve », résume-t-il.
Pour lui, à Nevers comme à La Charité, il suffit parfois de pousser la porte d'un commerce ou de s'arrêter dans un bar pour commencer à connaître du monde. Une simplicité qu'il apprécie et qu'il retrouve aussi chez les nouveaux arrivants avec qui il a pu discuter.
Et quand on lui demande s'il se verrait bientôt ailleurs, la réponse est plutôt claire : pour l'instant, il est bien ici.
« Je suis content d'être dans la Nièvre, vraiment. Je m'épanouis. »
Alors, en attendant une éventuelle prochaine destination, Stéphane Minéot continue de profiter de son coin de Loire. Un banc, un peu de calme, un ciel qui commence à rosir et le temps qui passe tranquillement.
Finalement, il n'en faut peut-être pas beaucoup plus pour se sentir chez soi.







