C’est à l’invitation des éditions Virgile Legrand, spécialisées dans le livre d’art, qu’Alex Dutilh écrit d’abord un texte sur Keith Jarrett : les mots jaillissent dans l’instant, d’un seul jet, sans filet, à la manière de ces improvisations totales dont le natif d’Allentown garde jusqu’à ce jour le secret. Lors d’une première lecture publique, la trompettiste Airelle Besson et le contrebassiste Jean-Philippe Viret se joignent à l’aventure : Jarrett sans piano, le choix se révélera comme une évidence, tant son art insaisissable semble échapper à toute forme d’imitation. Enrichi aux dimensions d’un spectacle incluant des photos ainsi que des enregistrements de la voix du pianiste, ce projet pas comme les autres réussit la prouesse de faire naître la présence par l’absence… à moins que ça ne soit l’inverse. Mieux qu’un simple hommage : une émotion partagée, une invitation au voyage intérieur.
Alex Dutilh voix, textes
Airelle Besson trompette
Jean-Philippe Viret contrebasse