10. Mufasa, Le Roi Lion

Le daron qui meurt au tiers du film et qui plombe l'ambiance de toute une génération en une seule scène. Niveau timing pédagogique, on a vu mieux, il claque avant même d'avoir fini son speech sur le cercle de la vie. Mais bon, fallait bien un traumatisme fondateur pour toute une génération de millennials et lui s'en est chargé avec classe.

9. Le père de Tim, Il était temps

Bill Nighy, daron so british qui balance à son fils "au fait, on peut voyager dans le temps" comme on annoncerait qu'il reste du fromage au frigo. Flegme total, jamais une once de panique. Le père qui aurait pu réécrire toute l'histoire de l'humanité mais qui préfère juste profiter du thé l'après-midi. Certainement le daron le plus zen du classement et probablement le seul qu'on inviterait à un anniversaire sans stress.

8. Henry Jones Sr, Indiana Jones et la Dernière Croisade

Sean Connery qui passe une course-poursuite à moto dans un tunnel nazi à corriger la grammaire de son fils. "C'est Junior" "Je t'interdis de m'appeler Junior". Ce mec a clairement raté le memo sur les priorités en pleine situation de danger de mort, mais c'est précisément pour ça qu'on l'adore. Un daron à ce point à côté de la plaque, c'est un classique indémodable.

7. Rocky Balboa, Rocky

Pas le boxeur le plus subtil de l'histoire du cinéma niveau métaphores. Sa grande leçon de vie à son fils, en gros : "la vie cogne plus fort que toi, encaisse et avance". Pas franchement nuancé mais dit avec cette voix cassée et ce regard de chien battu attachant, ça fait pleurer même les plus cyniques. Daron qui n'a jamais lu un bouquin de psycho mais qui a quand même compris l'essentiel.

6. Dark Vador, Star Wars

Le daron toxique ultime, coupe la main de son fils, menace sa fille, étrangle des collègues à distance pour des broutilles managériales. Sur le papier, signalement aux services sociaux immédiat. Mais la cape, la voix et l'asthme chic, ça reste le père le plus stylé jamais filmé. Et il finit par se racheter en une scène de sacrifice tellement iconique qu'on lui pardonne à peu près tout.

5. Bob Parr, Les Indestructibles

Le daron de bureau frustré, à l'étroit dans sa propre vie, qui attendait juste une excuse pour ressortir le costume moulant et aller cogner sur un robot géant. On l'a tous un peu ce daron-là, sauf que le nôtre se contente de pester contre le wifi qui rame.

4. Daniel Hillard, Madame Doubtfire

Le daron qui, plutôt que d'accepter calmement un droit de garde réduit, choisit de se déguiser en nounou écossaise post-ménopausée pendant des mois. Niveau santé mentale post-divorce, on a vu des stratégies plus saines. Mais l'énergie chaotique-mais-touchante de ce mec en fait clairement le daron le plus barré (et le plus déterminé) du classement.

3. Samuel, Demain tout commence

Omar Sy, père solo cascadeur qui transforme l'appart en parc d'attractions et fait passer l'école pour une option facultative. Toboggan et piscine à balles dans le salon et qui dit oui avant même la fin de la phrase. Aucune autorité parentale, zéro limite et pourtant on signe direct pour ce mode de vie.

2. Ben Cash, Captain Fantastic

Viggo Mortensen qui élève six gosses en pleine forêt, leur apprend à chasser à mains nues et à citer Noam Chomsky avant l'âge de huit ans mais qui n'a jamais pensé à leur expliquer ce qu'est un téléphone portable. Méthode d'éducation à la fois géniale et complètement irresponsable, un savant mélange qui en fait le daron le plus radical du Top 10.

1. Marin, Le Monde de Nemo

Le daron anxieux ultime, celui qui checke trois fois que la fenêtre est fermée et qui a un giga stress dès que son fils s'éloigne de cinq mètres. Et pourtant, quand ça tourne mal, il traverse littéralement tout un océan escorté par un poisson au QI de moule. Preuve définitive qu'un père au bord de la crise de nerfs permanente peut quand même devenir un héros, pourvu qu'on lui laisse le temps de respirer dans un sac en papier avant. (Bonus : La VF c’est Franck Dubosc) 

Bon, on l'admet, aucun de ces darons ne décrocherait le trophée du "Père de l'année" dans la vraie vie. Entre celui qui coupe des mains et celui qui élève ses gosses sans wifi ni civilisation, on est plus proche du dossier pour les services sociaux que du bisounours parental. Mais c'est bien pour ça qu'on les aime, au cinéma, la perfection c'est chiant, l'amour un peu bancal et complètement excessif, ça fait des histoires.

Alors si votre père n'a jamais sauvé l'univers en costume moulant ni traversé un océan à dos de tortue, c'est pas grave, il vous a probablement épargné quelques traumatismes au passage. Bonne Fête des pères à tous les daron de cinéma et daron du quotidien.