Pourquoi ces quatre villes ?

Rien d'aléatoire là-dedans.

« Un jeune de Clamecy ne va pas venir à Nevers », résume Cécile Castan.

Du coup, l'équipe a choisi les villes des sous-préfectures, pour rester proche des jeunes comme des structures locales qui cherchent des volontaires. Les trois communes hors Nevers ont prêté une salle gratuitement et à Nevers, tout se passe à la Maison des Étudiants, un lieu que pas mal de jeunes connaissent déjà.

Le principe, c'est un peu du speed dating version service civique : des assos, des collectivités, des écoles qui viennent avec leurs besoins et les jeunes viennent avec leurs envies. Tout le monde discute directement. Pas besoin de s'inscrire à l'avance.

Écoles, sport, culture : ce qui recrute le plus dans la Nièvre

Sans surprise, les écoles arrivent en tête, surtout en maternelle et primaire, pour accompagner les enseignants au quotidien. Juste derrière, les clubs de sport, notamment le foot. La culture recrute aussi pas mal, avec des structures comme la Cité du Mot par exemple à La Charité-sur-Loire et le champ de la solidarité complète le tableau, avec des associations comme l'APF France Handicap.

Service civique, c'est quoi exactement ?

Petit point clarté, parce que ce n'est pas toujours évident, le service civique repose sur un contrat d'engagement, pas un contrat de travail classique. Le jeune touche 620 euros par mois d'indemnisation (et non un salaire), généralement pour 24 heures de mission par semaine. Conséquence directe, impossible qu'un volontaire remplace un poste salarié. Sa mission doit rester un plus pour la structure, jamais un substitut.

Autre point important : pas de droit au chômage à la fin, mais quand même quelques droits, comme des congés. Et seules les associations, collectivités et institutions publiques peuvent accueillir des volontaires, les entreprises privées, elles, n'ont pas le droit.

Comment une asso s'y prend pour accueillir un jeune

Pour prendre un volontaire, une structure doit avoir un agrément délivré par l'État. Elle peut l'avoir en propre, ou passer par sa fédération pour un club sportif par exemple, la direction académique pour une école. Pour éviter la paperasse, certaines passent par l'intermédiation.

Plus qu'une mission, un vrai coup de pouce pour l'orientation

Au-delà du « job » en lui-même, Cécile Castan insiste sur l'aspect accompagnement, le service civique permet souvent à un jeune de tester une voie, de confirmer un projet ou, au contraire, de se rendre compte que ce n'est finalement pas fait pour lui. Un vrai plus pour ceux qui sortent un peu déçus de Parcoursup et qui ne veulent pas rester une année sans rien faire.

Et pour la suite, ça peut vraiment jouer, dans les métiers de l'éducation ou de l'animation, avoir fait un service civique se voit positivement sur un dossier. Encore faut-il savoir en parler correctement car Cécile Castan le rappelle : mieux vaut détailler les compétences acquises plutôt que de juste mentionner l'asso sur son CV.

Un format qui a déjà fait ses preuves

L'idée n'est pas totalement nouvelle, l'an dernier, pour les 15 ans du service civique, une soirée similaire avait été organisée à la Guinguette. Malgré une pluie surprise juste avant le lancement, une quarantaine de jeunes avaient fait le déplacement, et quasiment toutes les missions proposées avaient trouvé preneur ce soir-là.

Les dates à retenir

Tous les rendez-vous se tiennent de 17h à 19h, ouverts aux 16-25 ans (30 ans pour les jeunes en situation de handicap) :

Nevers — jeudi 10 septembre, Maison des Étudiants
Cosne-Cours-sur-Loire — mardi 15 septembre, Palais de Loire
Château-Chinon — mardi 22 septembre, Salle Louise Michel
Clamecy — mardi 29 septembre, Salle Romain Rolland (Mairie)