Les Légendes de Nevers reviennent samedi à la Porte du Croux avec le Morvan en vedette
Bourgogne Tourisme
Samedi 26 septembre, la Porte du Croux accueille pour la troisième fois le festival Les Légendes de Nevers. Un rendez-vous devenu incontournable pour l'association De Cartes et de Dés, qui a construit tout son projet autour de ce site historique parfois méconnu des Neversois eux-mêmes. The Vox a rencontré Cyril Nourry, président de l'association, et Thomas Pettinato, trésorier, pour parler de cette nouvelle édition placée sous le signe du Morvan.
Un lieu et un festival indissociables
Depuis sa création, l'événement n'a jamais changé d'adresse.
« Le festival a été créé pour aussi la Porte du Croux », explique Cyril Nourry.
Un choix presque évident pour l'association, tant le site qui abrite le musée archéologique et longe la promenade des Remparts jusqu'à la Loire reste, selon les deux organisateurs, largement sous-exploité le reste de l'année.
« On est le seul événement de toute l'année qui se déroule sur ce site », rappelle Cyril Nourry.
De nombreux Neversois ignorent tout simplement où se trouve la Porte du Croux, contrairement à la cathédrale ou au Palais Ducal. Réapproprier ce lieu au public local fait donc partie intégrante des objectifs du festival.
Ni fête médiévale, ni simple animation historique
Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, Les Légendes de Nevers ne se résume pas à une reconstitution médiévale classique. L'événement puise ses racines dans l'ADN de l'association, tournée vers le jeu de société et le jeu de rôle, et cherche avant tout à célébrer l'imaginaire et la fantaisie, tout en valorisant le patrimoine local musée archéologique et musée de la Faïence et des Beaux-Arts en tête.
Cette année, cap sur le Morvan et son loup
Après le Vert-Vert l'an dernier, l'édition 2026 s'articule autour d'un nouveau fil rouge :"Mystères en Morvan". Un choix qui n'a rien d'anodin pour les organisateurs, qui considèrent ce territoire comme intrinsèquement lié à l'histoire et à la culture neversoises. Le loup, forcément associé au Morvan, devient le personnage central du festival avec une réécriture du conte classique, où l'animal n'est peut-être pas le grand méchant qu'on croit. Un clin d'œil à l'actualité locale, puisque la présence du loup dans le Morvan fait justement l'objet de débats en ce moment.
90 % de nouveautés au programme
Ceux qui ont déjà fréquenté les précédentes éditions ne devraient pas s'ennuyer, Cyril Nourry annonce un programme renouvelé à 90 %. Parmi les incontournables conservés, les Vikings de l'association locale Oakenspear et les combattants médiévaux de Burgundiae Milites , très plébiscités les années précédentes. Côté nouveautés, plusieurs ateliers pédagogiques inédits sont proposés : frappe de monnaie médiévale, initiation aux gladiateurs romains avec diplôme à la clé pour les enfants, ou encore un atelier parent-enfant autour de la vannerie et de la fabrication d'escargots de Bourgogne.
Autre nouveauté marquante, un spectacle de création originale, conçu spécifiquement pour cette édition par une troupe partenaire de l'association. Une pièce inédite qui ne sera jouée nulle part ailleurs en France, ni reprogrammée l'année suivante.
Une journée pensée pour tous les publics
Du plus jeune public avec un espace dédié aux tout-petits jusqu'aux adultes, en passant par les ados via des duels de reconstitution viking, le festival revendique une programmation volontairement intergénérationnelle. Côté musique, la chanteuse neversoise Penny Lai donnera un concert folk, avant un DJ set bourguignon signé Philippe Lehardi en soirée.
Le programme de la journée
La journée débute à 10h et se termine après 20h, avec plusieurs temps forts à ne pas manquer :
16h : grand spectacle autour du conte du grand méchant loup
17h : combat de chevaliers et tir à l'arc sur les remparts
18h : concert folk de Penny Lai
19h : DJ set bourguignon avec Pilippe Le Hardi
20h : spectacle de clôture en nocturne, avec cracheurs de feu et nouveaux tableaux autour du loup
Pourquoi fin septembre ?
Le choix de cette date, loin de la vague estivale de festivals, n'est pas anodin. Au-delà d'une météo et d'une lumière jugées plus cohérentes avec l'univers du festival, cette période permet de profiter du retour des familles après l'été, tout en s'inscrivant dans la continuité des Journées du Patrimoine, organisées le week-end précédent. Un enchaînement d'autant plus intéressant cette année que les deux musées partenaires proposeront une entrée gratuite deux week-ends de suite.
Pourquoi une seule journée plutôt que deux ?
Une question que se posent régulièrement les organisateurs eux-mêmes, tant la programmation pourrait largement s'étaler sur deux jours. Mais des contraintes bien concrètes, coûts, mobilisation des bénévoles, gardiennage du site ont poussé l'association à conserver un format resserré sur une journée, en tâchant d'organiser les horaires pour limiter au maximum la frustration du public.
Un festival gratuit, financé par une trentaine de bénévoles
Dernier point abordé, et non des moindres : comment financer un événement entièrement gratuit ? Le festival s'appuie sur des subventions de Nevers Agglomération, sur les adhésions de l'association, sur la buvette tenue le jour J, ainsi que sur un soutien exceptionnel obtenu cette année via le Fonds pour le développement de la vie associative, porté par le ministère des Sports. Une trentaine de bénévoles se mobilisent le jour du festival, après plusieurs mois de préparation en coulisses.
Infos pratiques
Date : samedi 26 septembre
Horaires : de 10h à 21h
Lieu : Porte du Croux, Nevers
Tarif : entrée gratuite








