Un héritage littéraire assumé avec fierté

Nièce de la romancière Anne Wiazemsky et arrière petite fille de François Mauriac, Léa Wiazemsky reconnaît volontiers ce riche héritage familial. Elle admire particulièrement Mauriac, qu’elle considère comme l’un des plus grands romanciers du vingtième siècle, ainsi que sa mère, romancière et éditrice courageuse.

Une passion née d’un film culte des années 80

Le roman s’ouvre en 1983, quand Myriam, quadragénaire parisienne travaillant dans le cinéma, s’échappe d’un repérage pour aller voir L’Été meurtrier. Léa Wiazemsky explique avoir imaginé son histoire en revoyant ce film qu’elle admire depuis l’adolescence, point de départ de la rencontre entre Myriam et Marie.

Un amour empêché par les conventions bourgeoises

Marie, mariée dans une bourgeoisie bordelaise très fermée, doit composer avec les interdits de son époque. Quarante ans plus tard, les deux femmes se retrouvent dans une maison de retraite, où Marie a perdu la mémoire. Myriam tente alors de raviver leur histoire par le toucher, les odeurs et la musique, entourée de personnages tantôt bienveillants, tantôt hostiles à leur passion.

Jean Becker et la liberté des années 80

Léa Wiazemsky cite le cinéaste Jean Becker parmi ses plus grandes influences, pour son mélange d’exigence et de succès populaire. Elle évoque aussi la liberté et l’insouciance du cinéma des années 80, qu’elle regrette aujourd’hui. Parmi ses prochains projets figurent Petit éloge de l’amitié aux éditions Les Pérégrines, un livre collectif sur les bistrots, un rôle dans un film d’Emmanuel Mouret, et des concerts consacrés à Charles Trenet.

Jusqu’à toi, de Léa Wiazemsky, est publié aux Presses de la Cité.