Une concurrence féroce, du crâne à zéro à la calvitie assumée

Pourtant, le paysage des chauves célèbres de l'hexagone est riche, divisé en deux écoles bien distinctes.

D'un côté, il y a les adeptes du rasage intégral, ceux qui ont fait du crâne lisse une signature stylistique impeccable :

Éric Judor et Pascal Obispo, pionniers du genre dans l'humour et la chanson. Rim'K, figure incontournable du rap français, qui arbore sa boule à zéro emblématique depuis l'époque du 113. Harry Roselmack, qui a imposé son crâne rasé parfait avec élégance au journal de TF1 et dans Sept à Huit.

De l'autre côté, on retrouve les tenors de la calvitie assumée, où le cheveu se fait plus rare sur le sommet mais reste bien présent sur les côtés : 

Kad Merad et Gérard Jugnot, qui ont chacun bâti une partie de leur capital sympathie au cinéma grâce à cette calvitie si familière et chaleureuse en sont les exemples parfaits

Du « Divin Chauve » au Roi du Banc

En 1998, le football français avait déjà son chauve officiel, Fabien Barthez, le « Divin Chauve » dont le crâne poli servait de porte-bonheur à Laurent Blanc. À l'époque, Zizou n'affichait encore qu'une calvitie naissante, devenue mythique après ses deux coups de tête victorieux en finale contre le Brésil.

Mais en passant au rasage complet au fil des ans, puis en prenant aujourd'hui la tête de la sélection nationale, l'ancien numéro 10 pousse le concept encore plus loin. Il n'est plus seulement le héros du terrain, il devient le guide, le stratège et l'incarnation d'une nation sportive. Il est Bruce Willis du ballon rond. 

Un règne sans partage

S'il partageait jusqu'alors le podium avec les figures télévisuelles comme Harry Roselmack, les pointures du rap comme Rim'K ou les monuments du cinéma popularisés par Gérard Jugnot, sa nomination comme sélectionneur des Bleus change la donne.

En associant l'élégance du crâne rasé à l'autorité du banc de touche, Zidane s'impose, plus que jamais, comme le chauve le plus célèbre, le plus aimé et le plus respecté de France.