Nevers, les pigeons, Trump et moi
Nevers et Nièvre · Par Fabienne Dhugues ·Le vendredi 11 avril 2025 à 10h00 ·mis à jour le 15/04/2025 à 02:28
© BRG
J'habite un petit appartement à Nevers, situé dans un ancien hôtel particulier découpé en plusieurs logements. Il est chouette et pas cher. De l’unique grande fenêtre du salon, j'ai vue sur une jolie cour intérieure. Le matin, le soleil pointe au-dessus des toits en face de moi. Franchement, j'adore.
En revanche, il y a un sacré point noir : les pigeons.
D'un commun accord avec eux-mêmes, ils ont élu domicile au-dessus de ma fenêtre. Quand je les vois agir, je ne peux m'empêcher de penser à Trump, Musk et autres moches et méchants de leur clique illibérale qui bouchent désormais notre horizon. Lâchant partout leurs fientes avec arrogance devant un monde sidéré par tant de délires aussi dangereux que complètement cons.
Vous connaissez la vanne sur les imbéciles et les pigeons ? Celle qui dit « Argumenter avec des imbéciles, c’est comme jouer aux échecs contre un pigeon. Peu importe votre niveau, le pigeon va juste renverser toutes les pièces, chier sur le plateau et se pavaner fièrement comme s’il avait gagné. » Faut bien avouer que là, le pigeon orange américain défèque sans discontinuer et plus personne ne semble en mesure de remettre les pièces sur l'échiquier. Ça pue.
Pour en revenir à mon appartement, j'ai sous ma fenêtre une large gouttière plate. Où les volatiles trumpiens ne cessent de larguer des monceaux de fiente. C'est tellement dégueulasse qu'on se croirait sur le réseau X. Et de ces tapis de merde (ah ben oui, c'est le mot, c'est de la merde, hein) naissent des mouches. Elles aussi sont à mèche blonde. Elles entrent chez moi en toute impunité, envahissent mon salon. Mon chat, qui doit avoir un siège au Parlement européen, les surveille sans vraiment tenter de les attraper. Alors j'ai accroché un rouleau tue-mouches adhésif. Et je ferme de plus en plus souvent ma fenêtre. Mais cela ne règle pas le problème. Pigeons et mouches continuent à chier et à pulluler. J'ai bien observé, pas de colombe dans la bande.
Alors j'ignore comment dégager les mouches, les pigeons, Trump ou Musk. Mais je sais que je veux rouvrir ma fenêtre.
Il paraît que les pigeons ne supportent pas le poivre, le curry et la cannelle. Que cela les fait fuir. Alors, je vais cuisiner plus souvent du poulet au curry. Puis en envoyer à la Maison Blanche dans un tupperware.
Au point où on en est, on sait pas, si ça se trouve ça peut marcher.









