Guillaume Pierre dans le Morvan : quand « La tête à l’endroit » débarque à Moulins-Engilbert
Nevers et Nièvre · Manuel Houssais ·Le ·
Photo: Manuel Houssais
Il est venu avec ses lunettes noires, sa veste en cuir et une équipe de sept personnes. Guillaume Pierre, animateur vedette de France 3 Bourgogne-Franche-Comté, a posé ses caméras à Moulins-Engilbert le temps d’une journée de tournage pour son magazine « La tête à l’endroit », diffusé chaque samedi à 19h05. Rencontre avec un homme de territoire, espiègle et sincère.
En podcast
Regards croisés
Guillaume Pierre à « La tête à l’endroit » à Moulins-Engilbert
Il est venu avec ses lunettes noires, sa veste en cuir et une équipe de sept personnes. Guillaume Pierre, animateur vedette de France 3 (...)
Un robot charolais au marché au cadran
Dès le matin, direction le Marché au cadran de Moulins-Engilbert, bâtiment impressionnant, mille vaches vendues en quelques heures, et un speaker du nom de Martial Tardivon qui tient le micro six heures sans boire une gorgée d’eau. Guillaume Pierre en reste bouche bée. « C’est une vraie mécanique. Franchement, je découvre ça, c’est assez impressionnant. »
Mais l’équipe ne fait pas dans le reportage classique. Le scénario du jour ? Guillaume se glisse dans la peau d’un Terminator : « Guillaumeator », veste en cuir et démarche robotisée, à la recherche d’une vache prénommée Éléonore. « On est parti dans ce délire, et à 99 %, les invités nous suivent », sourit-il. L’absurde assumé, signature de l’émission.
L’Éco-Musée et la petite voix
L’après-midi, l’équipe investit l’Éco-Musée de l’élevage et du Charolais, où Philippe, le conservateur, accueille le robot avec un beau sang-froid. Il livre l’information sur la race charolaise, implantée dans la région depuis le XIXe siècle, dominant à 90 % le cheptel nivernais, tout en jouant le jeu du personnage. Résultat : de vraies données patrimoniales, servies avec le sourire.
C’est là qu’intervient la fameuse « Petite Voix », personnage récurrent du magazine. Entre deux séquences loufoques, elle glisse les faits, les chiffres, les noms. « Elle me chambre et elle m’est complice », explique Guillaume Pierre. Une voix off qui évoque irrésistiblement celle de C’est pas sorcier, comparaison que l’animateur reçoit avec malice sans jamais la confirmer.
Quatre minutes trente, sept personnes, un luxe
Ce qui surprend toujours les hôtes, c’est la taille de l’équipe. Sept personnes — caméraman, ingénieur du son, éclairagiste, réalisateur, assistant, drôniste et animateur, pour un format de quatre minutes trente. « Les gens s’attendent à nous voir à deux ou trois. On arrive avec deux ou trois véhicules », reconnaît Guillaume Pierre.
Car tout est scénarisé, écrit, pensé en amont par Léa, coordinatrice basée à Strasbourg depuis six ans. Sur le terrain, l’improvisation garde sa place. Ce jour-là, une séquence à bord d’un tracteur, non prévue au script, s’est imposée d’elle-même. « On se donne la possibilité d’improviser », dit-il.
La Nièvre, terrain de jeu récurrent
Ce séjour nivernais est le troisième volet d’une série de trois émissions dans le département : les Thermes de Saint-Honoré-les-Bains la veille, Moulins-Engilbert ce mardi, et demain une artisane spécialisée dans la fabrication de vitraux, « limite meilleure ouvrière de France », aux portes de Nevers. « On vient assez régulièrement et on n’est jamais déçu de la Nièvre », assure Guillaume Pierre. Une fidélité qui dit beaucoup.
Né à Saint-Claude dans le Jura, dijonnais d’adoption, l’animateur parcourt la grande région depuis une vingtaine d’années, d’abord au micro de France Bleu, puis devant les caméras de France 3. Humoriste de scène autant que présentateur, il revendique une chose avant tout : ne pas être journaliste. Et c’est précisément ce qui rend son regard si précieux.
L’épisode consacré à Moulins-Engilbert a été diffusé le samedi 27 juin à 19h05 sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté et est disponible en replay sur la plateforme France.tv.






