Une idée née d’un souci du quotidien

À l’origine de Carry Me, il y a une galère familière, envoyer un petit colis à l’étranger, bloqué à la douane, hors de prix ou tout simplement impossible. Carole Aflalo, ingénieure et fondatrice de la start-up, a connu la situation il y a plus de dix ans. Sa solution de l’époque était de demander à des proches de transporter l’objet dans leur valise et c’est devenue, en 2020, une application accessible à tous.

Un principe simple 

Carry Me fonctionne comme une plateforme de mise en relation. Celui qui a besoin d’envoyer ou de recevoir un objet publie sa demande. Un voyageur, déjà détenteur d’un billet d’avion, propose de le transporter et l’objet prend place dans sa valise et la remise se fait à l’arrivée, le tout validé sur l’application.

L’expéditeur paie une indemnité modeste, environ 20 € pour un kilo, de quoi réduire un peu le coût du billet du voyageur et éviter des frais exorbitants d’expédition.

Sécurité et confiance au rendez-vous

Pas question de jouer avec la législation aérienne. Chaque voyageur est identifié grâce à une pièce officielle et une vérification par reconnaissance faciale. La Direction de la sécurité de l’aviation civile a d’ailleurs validé le dispositif. L’appli se veut donc aussi fiable que pratique.

Écologique et solidaire

Au-delà de l’économie réalisée, Carry Me mise sur un autre atout, la sobriété. Pas de carton ni de plastique superflu, l’objet voyage dans un avion déjà plein. Et surtout, la rencontre entre expéditeurs et voyageurs crée une petite chaîne de solidarité, « l’humain au centre », résume la fondatrice.

Un service qui décolle

D’abord utilisé par des ONG et des entreprises, Carry Me s’est ouvert cet été au grand public, avec un objectif, aire de chaque valise un mini-service postal, moins cher, plus écologique et plus humain.