À vélo vers l'Élysée : le pari de Benoît Mathieu
Société · Par Théo L.V. ·Le lundi 30 mars 2026 à 17h31 ·mis à jour le 31/03/2026 à 10:24
Crédit Photo: Edouard Canete
Et si on pouvait faire campagne à vélo ? C'est ce que tente Benoît Mathieu, 27 ans, ingénieur et candidat sans étiquette. Depuis ce 30 mars, il a pris la route pour parcourir la France à vélo. Son but est de rencontrer des maires, eux aussi sans étiquettes, discuter avec les habitants, et obtenir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle de 2027.
Pas de bureau parisien pour lui. Juste des sacoches, des routes de campagne et des conversations sur les places de village. Originaire de Villeurbanne et installé en Saône-et-Loire, il veut remettre du contact humain au cœur de la politique.
Pendant un an, Benoît Mathieu va donc sillonner la France. Il prendra le temps d'écouter les gens, et son programme évoluera au fil des rencontres. Dans un monde politique souvent jugé trop loin des gens, ça change.
Ses grandes idées
Il défend trois priorités : plus de démocratie, de meilleures finances publiques et une vraie politique face au changement climatique.
Concrètement, il propose des référendums d'initiative citoyenne, une lutte plus efficace contre la fraude fiscale et la nationalisation de certaines infrastructures comme les autoroutes ou l'électricité.
Sur l'agriculture, il est alarmiste, les agriculteurs vieillissent, la relève manque, les pratiques posent problème. Il veut changer de modèle, avec par exemple des potagers dans les collèges ou une révision des accords commerciaux comme le Mercosur.
Il parle aussi du logement, de la santé, de la recherche scientifique trop dépendante des financements privés, de l'éducation, du numérique...Un programme large, avec une idée centrale, reprendre le contrôle collectif.
Un symbole autant qu'un projet
Arrivera-t-il à l'Élysée ? Difficile à dire. Mais pour Benoît Mathieu, ce qui compte, c'est peut-être le chemin, les kilomètres, les discussions et les rencontres.
Son pari, c'est de montrer qu'on peut faire de la politique autrement. Plus lentement, plus près des gens. Et ça, ça mérite au moins qu'on y réfléchisse.
Sommes-nous prêt à suivre un candidat qui avance moins vite que les autres pour aller, peut-être, plus loin ?








