L’enquête Ifop-Fiducial réalisée pour Le Figaro confirme un recul massif de la popularité du camp présidentiel. Les électeurs du bloc central semblent se détourner : seuls 54 % de ceux qui avaient soutenu Emmanuel Macron en 2022 déclarent vouloir voter à nouveau pour un candidat de sa majorité. Cette perte de soutien alimente les appels à une dissolution de l’Assemblée nationale ou à la convocation d’élections anticipées.

Dans ce contexte, le Rassemblement national (RN), allié à l’Union des droites (UDR) d’Éric Ciotti, conserve une position solide. Le bloc est crédité de 32 à 33 % des intentions de vote au premier tour, un niveau similaire à celui des législatives de juin 2024. Marine Le Pen réclame une « dissolution rapide » et espère qu’un scrutin anticipé pourrait donner à son parti une majorité absolue, ouvrant la voie à l’arrivée de Jordan Bardella à Matignon.

La droite classique progresse également. Les Républicains, dirigés par Bruno Retailleau, sont donnés à 13 % des intentions de vote, en hausse de 4,5 points par rapport à 2024. Cette tendance accentue les difficultés du camp présidentiel, déjà sanctionné lors des dernières législatives. Le parti Reconquête, conduit par Éric Zemmour, se maintient pour sa part autour de 3,5 à 4 %, après avoir fortement reculé à l’été 2024.

Le paysage politique apparaît ainsi de plus en plus fragmenté : le RN consolide ses positions, la droite traditionnelle regagne du terrain et la majorité présidentielle perd de son influence. Les prochaines échéances, à commencer par le scrutin du 8 septembre, pourraient s’avérer décisives pour l’avenir de l’exécutif et pour l’équilibre des forces à l’Assemblée nationale.