720 repas et zéro place pour l’improvisation

Dès le matin, l’équipe s’active. Sept personnes, dont deux apprenties, sont mobilisées pour préparer 720 repas. Dans cette cuisine collective, tout est pensé à grande échelle : du matériel imposant, une organisation millimétrée et des règles d’hygiène strictes, validées par l’agrément sanitaire européen. Ici, pas de dînette : on cuisine sérieux, mais toujours avec le sourire.

Un menu de fête… version cantine

Pour ce repas de Noël, Sonia Bonnet a sorti le grand jeu. Au menu : foie gras, saumon fumé, émincé de chapon en sauce, gratin de pommes de terre, farandole de fromages et même trois desserts au choix. Un luxe assumé. « J’aime diversifier et laisser le choix aux élèves », explique la cheffe. Résultat : des plateaux bien garnis et des élèves ravis.

Bien manger, mais pas n’importe comment

Derrière la gourmandise, une vraie réflexion. Les menus sont élaborés sur cinq semaines, validés par des diététiciennes, avec poisson, menu végétarien et équilibre des viandes. Les produits locaux sont privilégiés, la viande est fraîche et tout est cuisiné sur place. Une restauration collective moderne, loin des clichés.

Moins jeter, mieux manger

Une fois le service terminé, place au moment le moins festif : le pesage du gaspillage. Ce jour-là, environ dix kilos de légumes restent sur le carreau. Un chiffre que l’équipe tente de réduire en ajustant les portions et en dialoguant avec les élèves. « On essaie de coller à leur appétit », explique Sonia, lucide mais déterminée.

Une cantine qui a du cœur

Entre blagues, bonnets de Noël, musique et échanges avec les élèves, l’ambiance est chaleureuse. Ici, on nourrit bien plus que des estomacs. Et Sonia Bonnet le dit sans détour : elle aimerait finir sa carrière dans cet établissement. Une déclaration simple, à l’image de cette cantine où la passion du métier se ressent à chaque service.