À la cantine de La Charité-sur-Loire, Noël se cuisine en grand
Nevers et Nièvre · Par Antoine Lazare ·Le mercredi 24 décembre 2025 à 17h16 ·mis à jour le 26/12/2025 à 12:47
Photo The Vox
À la cantine du Collège Aumenier Michot, à La Charité-sur-Loire, Noël ne se limite pas aux décorations. Ici, la fête se passe surtout… dans l’assiette. Pour l’occasion, les cuisines tournent à plein régime sous la houlette de Sonia Bonnet, cheffe de cuisine passionnée et cheffe d’orchestre d’un service pas comme les autres.
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720 repas et zéro place pour l’improvisation
Dès le matin, l’équipe s’active. Sept personnes, dont deux apprenties, sont mobilisées pour préparer 720 repas. Dans cette cuisine collective, tout est pensé à grande échelle : du matériel imposant, une organisation millimétrée et des règles d’hygiène strictes, validées par l’agrément sanitaire européen. Ici, pas de dînette : on cuisine sérieux, mais toujours avec le sourire.
Un menu de fête… version cantine
Pour ce repas de Noël, Sonia Bonnet a sorti le grand jeu. Au menu : foie gras, saumon fumé, émincé de chapon en sauce, gratin de pommes de terre, farandole de fromages et même trois desserts au choix. Un luxe assumé. « J’aime diversifier et laisser le choix aux élèves », explique la cheffe. Résultat : des plateaux bien garnis et des élèves ravis.

Bien manger, mais pas n’importe comment
Derrière la gourmandise, une vraie réflexion. Les menus sont élaborés sur cinq semaines, validés par des diététiciennes, avec poisson, menu végétarien et équilibre des viandes. Les produits locaux sont privilégiés, la viande est fraîche et tout est cuisiné sur place. Une restauration collective moderne, loin des clichés.
Moins jeter, mieux manger
Une fois le service terminé, place au moment le moins festif : le pesage du gaspillage. Ce jour-là, environ dix kilos de légumes restent sur le carreau. Un chiffre que l’équipe tente de réduire en ajustant les portions et en dialoguant avec les élèves. « On essaie de coller à leur appétit », explique Sonia, lucide mais déterminée.
Une cantine qui a du cœur
Entre blagues, bonnets de Noël, musique et échanges avec les élèves, l’ambiance est chaleureuse. Ici, on nourrit bien plus que des estomacs. Et Sonia Bonnet le dit sans détour : elle aimerait finir sa carrière dans cet établissement. Une déclaration simple, à l’image de cette cantine où la passion du métier se ressent à chaque service.







