L'équipe Coulangeoise avant l'émission - Photo Philippe Brunet

Une victoire pour la ruralité

« C’est pour tout un territoire, pour toute une ville, pour tout un département. Pour la France rurale, pour cette France de la diagonale du vide ! »

Les premiers mots de Julien Jouhanneau, maire de Coulanges-lès-Nevers, résonnent fort après cette victoire. Bien plus qu’une performance sportive et télévisuelle, c’est un geste symbolique en faveur de la ruralité. Celui d’un village de moins de 4 000 habitants, prouvant quon peut rivaliser et même triompher face aux grandes villes tout en restant fidèle à ses racines.

Dans un contexte où les territoires ruraux peinent parfois à se faire entendre, Intervilles leur a offert une tribune nationale. Et la ruralité a répondu présente, prouvant qu’elle n’a rien à envier aux métropoles.

Briefing des équipes - Photo Philippe Brunet

Un déplacement haut en couleur

Ils étaient 350 supporters, motivés comme jamais. Et autant dire que ça s’est entendu ! Malgré les heures de bus entre Coulanges-lès-Nevers et Beauvais, l’enthousiasme ne s’est jamais tari. Les chants, soigneusement préparés pour l’occasion, ont fait honneur à l’équipe… et même aux animateurs, notamment un clin d’œil à Nagui.

Malgré une longue attente avant d’entrer dans l’arène, les trois groupes d’ambianceurs, Les Tambours de l’USON, la Batucada, et La Banda Azur et Or, n’ont jamais cessé de jouer. Leur énergie a intrigué et ravi les promeneurs beauvaisiens du parc Marcel Dassault. Une véritable marée jaune et bleue, emmenée par un Arnaud Saulzet survolté, mégaphone en main, jusqu’à la victoire finale.

Nagui vient saluer les supporters de Coulanges-lès-Nevers - Photo Philippe Brunet

Victoire sur le fil !

Pendant plus de deux heures, les supporters auront vécu toutes les émotions, que ce soit à Beauvais ou dans la fan zone installée à l’Espace des Saules de Coulanges-lès-Nevers, organisée par l’association Saule Planet. Entre tension, euphorie et doute, personne n’a été épargné.

Tout avait pourtant bien commencé. Après une victoire d’entrée sur l’épreuve de la course de saucisses, l’équipe locale, menée par son capitaine Maxime Rozier, prend l’avantage. Mais l’épreuve des valises rebat les cartes, logique que Beauvais, avec son aéroport, l’emporte.

Perruques disco, déguisements de pingouins, costumes de pirates… Rien ne leur a été épargné. Mais les footballeurs de Coulanges-les-Nevers ont fait preuve d’un mental d’acier, ils infligent un sévère 3-0 aux Beauvaisiens sur l’épreuve de l’élastifoot. L’écart se creuse, et si ? et si ?

Et puis vient l’épreuve finale, le Mur des Champions.

Le mythique mur des champions - Photo Philippe Brunet

Coulanges-les-Nevers a trois crans d’avance quand Sophian Khati, champion de boxe, s’élance. Beauvais réalise une remontée spectaculaire, et malgré l’incroyable prestation d’Émilie, sapeur-pompier professionnelle, l’équipe locale est dépassée. Le cœur se serre dans les tribunes.

C’est alors que Marvin, professeur d’EPS, entre en scène. Pendant que le capitaine de Beauvais cale à quelques crans du sommet, Marvin entame une remontada digne des plus grands exploits. Bras après bras, cran après cran, il s’élève vers la victoire.

Et dans un dernier effort, il atteint le sommet du mur, tape sur le buzzer et fait basculer tout un territoire dans la joie.

Sous le ciel étoilé du parc Marcel Dassault, Marvin concrétise des mois d’effort, d’entraînement, de cohésion. Une victoire collective, portée par une bande de pote et tout un département derrière eux.

Direction la grande finale

Le rendez-vous est désormais fixé. Les communes de Gap (Hautes-Alpes) et Bourgoin-Jallieu (Isère) s’affronteront le 10 juillet, avant un derby du Nord entre Wallers-Arenberg et Saint-Amand-les-Eaux, le 17 juillet.

La finale se tiendra le 24 juillet à Wallers-Arenberg. Coulanges-lès-Nevers y défendra fièrement ses couleurs, avec l’espoir et l’ambition de ramener la coupe à la maison.

Alors… un défilé avenue du 8 Mai 1945 en cas de victoire ? Affaire à suivre !

Les installations techniques d'Intervilles 2025 - Photo The Vox