Après la santé la mobilité 

L’an dernier, ils étaient 55 étudiants à plancher sur « la santé et le bien vieillir ». Résultat, 84 % de satisfaction et 95 % de recommandation. Autant dire que le pari était gagné. « Quand on obtient de tels retours, on n’a qu’une envie, recommencer », sourit Valérie Perriot responsable du Village by CA Nevers.

Cette fois, 64 étudiants venus de huit écoles se retrouveront pour imaginer les solutions de demain sur la mobilité, un sujet aussi vaste que passionnant.

Une journée marathon pour penser, créer et pitcher

Dès 8h30, le ton sera donné,  chouquettes, café et brainstorming. Les participants découvriront leurs équipes, tirées au sort, et se mettront aussitôt au travail. Accompagnés de mentors issus du monde de l’entreprise, ils devront faire émerger une idée forte avant de la structurer en modèle économique grâce au fameux Business Model Canvas.

« C’est une vraie journée d’entrepreneuriat accélérée », explique Christophe Lasserre, directeur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à Nevers Agglomération. « Les mentors, chefs d’entreprise ou responsables de service, les guident, les recadrent, les challengent, sans décider à leur place. »

À la fin de la journée, chaque équipe aura 5 minutes chrono pour présenter son projet devant un jury composé d’experts, d’entrepreneurs et de partenaires.

Une épreuve redoutée, mais formatrice : « Ils ne sont pas toujours habitués à parler en public, et encore moins à défendre un modèle économique devant un jury » précise Valérie Perriot

L’innovation au service du territoire

Au-delà du défi, le Hackathon a une véritable vocation territoriale. Les thématiques choisies sont ancrées dans les besoins locaux, et les étudiants y trouvent une façon concrète de réfléchir à l’avenir de leur territoire.
« On ne leur dit pas forcément “restez à Nevers à tout prix” », précise Christophe Lasserre. « Mais on veut leur montrer qu’ici, on peut innover, entreprendre, et revenir s’installer dans un cadre de vie exceptionnel. »

Paroles d’étudiantes : elles plongent dans l’aventure

Pour deux étudiantes du Campus Connecté de Nevers, cette deuxième édition sera une grande première. « Notre directrice nous a proposé d’y participer. C’est une belle opportunité de rencontrer des professionnels et de découvrir le monde de l’entreprise. On se sent accompagnées, donc ça met en confiance. »

Toutes deux ont des profils différents, l’une en BTS Commerce international, l’autre en licence d’Histoire mais la curiosité les réunit. « Ce que j’aime, c’est qu’on va travailler avec des étudiants d’autres écoles, de filières très différentes. On va devoir échanger, s’écouter, se compléter. C’est un vrai défi humain. »

La thématique de la mobilité, cette année, résonne particulièrement pour elles : « Je ne suis pas de Nevers, je prends le train tous les jours, alors je connais bien les galères de transport. C’est un sujet qui me touche directement. »Sa camarade découvre, elle, la ville 

« Pour l’instant, je n’ai pas trop eu affaire aux transports, mais je sais que c’est une question importante pour tout le monde. C’est un sujet concret, qui peut vraiment faire bouger les choses. »

Et au-delà de la journée, le Hackathon s’inscrit aussi dans leurs parcours personnels, « Ce n’est pas une soirée étudiante, on va travailler, rencontrer des pros, apprendre. C’est gagnant-gagnant ».

Toutes deux envisagent l’avenir sereinement, l’une rêve du monde de la radio, sa camarade de communication, évènementiel. « Pour l’instant, on voit où le vent nous mène, mais Nevers est une belle surprise », concluent-elles en souriant.

Un événement sérieux, mais pas trop

Si le Hackathon pousse à la réflexion, il mise aussi sur une ambiance conviviale et participative, jeux d’équipe, recyclage d’idées, box déjeuner, goodies et même des places de cinéma à gagner.

« C’est une expérience qu’on vit souvent dans les grandes écoles de commerce », souligne Valérie Pérriot. « Et c’est un vrai plus sur un CV, dix heures intenses de travail en équipe, d’innovation et d’entrepreneuriat. »

Et à la clé, des bons cadeaux, des récompenses pour tous, mais surtout, une belle aventure humaine et professionnelle. Certains projets de la première édition ont d’ailleurs montré un vrai potentiel de développement.

« Quand un étudiant découvre qu’il peut transformer une idée en projet, c’est gagné », conclut Christophe Lasserre.