Étudier à Nevers : le Salon de l'enseignement supérieur fait son grand retour le 15 janvier
Nevers et Nièvre · Par Théo L.V. ·Le mardi 6 janvier 2026 à 18h33 ·mis à jour le 06/01/2026 à 18:34
Après deux ans d’absence liés aux travaux de rénovation du Centre Expo, devenu Nevers Agora, le Salon de l’enseignement supérieur revient à Nevers le 15 janvier. Orientation, Parcoursup, formations et vie étudiante : plus de 3 000 lycéens sont attendus pour découvrir l’offre d’enseignement supérieur du territoire.
Cette nouvelle édition s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour les jeunes en quête d’orientation. Près de 3 000 lycéens sont attendus pour rencontrer 300 exposants et intervenants, représentant des formations allant de Parcoursup à Bac +5. Porté par Nevers Agglomération, avec le soutien de la Préfecture de la Nièvre, de la Région Bourgogne-Franche-Comté, de la Direction académique, du Conseil départemental et de la CCI, l’événement a été présenté lors d’une conférence de presse organisée dans les locaux de Nevers Agglomération.
Nevers, un territoire étudiant à part entière
Présents lors de cette conférence, Denis Thuriot, maire de Nevers et président de Nevers Agglomération, Wilfrid Séjeau, vice-président du Conseil départemental en charge de l’éducation, Françoise Hervet, adjointe déléguée à la culture et au patrimoine, et Jean-Philippe Richard, président de la CCI, ont unanimement salué le retour de ce salon dédié à l’orientation. Un message fort a été rappelé par Denis Thuriot dès l’ouverture des échanges :
« Nevers est le deuxième pôle étudiant de Bourgogne-Franche-Comté. »
Chaque année, 1 500 étudiants quittent le territoire, mais 1 500 autres viennent y étudier, attirés par des formations reconnues comme l’ISAT, l’École supérieure d’art, ou encore par les opportunités offertes par le campus connecté, qui permet de suivre des études à distance tout en restant à Nevers.
Maintenir et développer l’offre de formation
Dans un contexte où certains BTS sont menacés de fermeture, à Nevers comme à Decize, les collectivités locales affichent leur volonté de préserver et de renforcer l’offre d’enseignement supérieur. Parmi les projets à venir figure l’ouverture espérée, à l’horizon 2026, d’une troisième année de droit, spécialisée dans les produits numériques et l’intelligence artificielle, une première en France.
D’autres formations sont également à l’étude, notamment dans le domaine du développement durable, afin de répondre aux besoins croissants des entreprises locales confrontées à des difficultés de recrutement.
Orientation… et vie étudiante
Ouvert dès 10h30, le salon sera dédié à l’orientation, à Parcoursup, aux formations, mais aussi à la vie étudiante, un critère déterminant pour de nombreux jeunes. Comme l’a rappelé Françoise Hervet :
« Dans une ville étudiante, il faut une vie étudiante. Chaque année, dix événements majeurs sont organisés et c’est très important. »
Transports, logement, restauration, activités culturelles, coût de la vie : autant de questions auxquelles les visiteurs pourront obtenir des réponses directement sur les stands, mais aussi lors de mini-conférences et de tables rondes animées par le service Enseignement supérieur et le CROUS Bourgogne-Franche-Comté.
Des projets structurants au cœur des échanges
Deux projets majeurs seront particulièrement mis en avant : la Maison des étudiants, un équipement de 2,2 millions d’euros situé place Guy-Coquille, en plein cœur de Nevers, dont les travaux ont débuté début 2025, et la future offre de restauration universitaire interentreprises, qui sera implantée à proximité d’Aquabalt.
Une ouverture aux parents en fin de journée
Autre nouveauté de cette édition : à partir de 17h, le salon sera ouvert aux parents afin de leur permettre d’accompagner leurs enfants dans leur réflexion et de répondre à leurs propres interrogations sur l’orientation et les parcours d’études.
Dans une période où de nombreux jeunes peinent à se projeter, le retour du Salon de l’enseignement supérieur apparaît comme une opportunité essentielle pour informer, rassurer et valoriser l’offre étudiante locale, tout en déconstruisant l’idée selon laquelle il n’y aurait « rien pour les étudiants » sur le territoire nivernais.








