Le charme discret de l’espace Sainte-Bernadette
« Une fois qu’on est dedans, moi je trouve qu’il y a une sérénité qui se dégage », confie Gildas Bizeul, directeur de l’office de tourisme. Premier site visité de la ville, l’espace Sainte-Bernadette attire près de 250 000 pèlerins par an. Derrière ses murs discrets, chapelle, musée et jardins composent un véritable havre de paix cosmopolite. Pourtant, ce lieu reste encore méconnu. « Beaucoup de gens ne savent pas que le corps de Bernadette est visible ici », souligne-t-il.
Un patrimoine qui surprend
Palais ducal, cathédrale, petit théâtre, Nevers regorge de trésors patrimoniaux souvent insoupçonnés. « Les gens de passage ont une très bonne surprise quand ils découvrent Nevers », assure le directeur. L’un des enjeux reste d’inciter les visiteurs à prolonger leur séjour, et la tendance est encourageante, la durée moyenne dépasse désormais les deux jours.
Des événements toute l’année
Contrairement aux stations balnéaires, Nevers ne connaît pas de raz-de-marée estival. 60 % des nuitées se concentrent entre mai et septembre, mais les 40 % restants s’étalent sur l’ensemble de l’année. Festivals (Jazz, Tandem, fête de la N7, Classic Days, Accros…), concerts ou manifestations sportives rythment le calendrier et attirent un public varié. « Il vaut mieux avoir un ensemble d’événements réguliers qui amènent du public tout au long de l’année, plutôt qu’un afflux massif difficile à gérer », estime Gildas Bizeul.
Des expériences originales
L’office de tourisme n’est pas en reste et propose ses propres activités phares. Les balades aux lanternes, qui offrent une redécouverte nocturne de la ville, rencontrent un vif succès. Tout comme la montée à la Tour Boyer, qui permet d’admirer un panorama à 360° sur la Loire et les toits de Nevers.
Patrimoine, nature et sport, l’ADN de Nevers
Si l’on devait résumer l’identité touristique de la ville, trois mots s’imposent : patrimonial, nature et sportif. Des balades à vélo le long de la Loire aux sorties en canoë, en passant par les marathons et le rugby, l’offre s’adresse à tous les publics. « Nous avons tout intérêt à jouer collectif », insiste le directeur, en évoquant notamment le partenariat avec Bourges, future capitale européenne de la culture 2028.
Avec environ 700 000 visiteurs par an, Nevers affiche un tourisme équilibré, conjuguant sérénité, découvertes et dynamisme. Une recette qui semble promise à un bel avenir.









