Odile Bondoux : cinquante ans de coiffure et de confidences au cœur de Moulins-Engilbert
Nevers et Nièvre · Manuel Houssais ·Le ·
Tout a débuté par un renoncement. Odile Bondoux entame des études de comptabilité à Nevers, sans conviction. À la fin de sa deuxième année, elle annonce à ses parents sa volonté d'arrêter. Un été, elle entre dans un salon de coiffure pour aider aux shampoings et au balayage. La passion naît là, presque par hasard, et ne la quittera plus jamais.
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Regards croisés
Odile Bondoux, 50 ans de coiffure à Moulins-Engilbert
Il existe des vitrines qui appartiennent tant au paysage d'un village qu'on ne les remarque presque plus. Au 13 de la rue des Fossés, à (...)
Une vocation née par hasard
Installée d'abord rue du Comice en 1984, où elle reprend le fonds de Monsieur Brisset, elle transfère son activité rue des Fossés en 2008 pour agrandir son espace de travail. Dans ce petit village, la coiffeuse occupe un poste d'observation privilégié : « On s'intéresse à la vie des gens, on partage, on écoute », confie-t-elle. Beaucoup de clientes repartaient plus légères après s'être confiées, une reconnaissance qu'elle qualifie de véritable récompense.
Un demi-siècle de confidences et de fidélité
Au fil des décennies, elle a vu grandir des générations entières, coiffant parfois enfants, parents et grands-parents d'une même famille. Des soucis de santé l'ont pourtant fragilisée, sans jamais entamer sa détermination : « Je me suis toujours accrochée à mon métier, à mon travail, c'est ce qui m'a sauvée. »
La dernière semaine d'activité restera gravée dans sa mémoire, entre messages touchants et attention de l'association des commerçants.
Une page qui se tourne, sans successeur
Malgré des années de recherche, aucun repreneur ne s'est manifesté, une désillusion qu'elle relie aux difficultés du métier et à un système d'aides mal adapté à la reprise de fonds existants. Avant de refermer définitivement la porte du 13, rue des Fossés, Odile Bondoux adresse un dernier mot à ses fidèles clients : un immense merci, et la promesse de ne jamais oublier leurs visages.







