Un cambriolage digne d’un film

Selon Le Parisien, les voleurs se sont emparés de certaines des plus prestigieuses pièces des collections royales et impériales :

  • Le diadème de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense, orné de saphirs de Ceylan et de diamants.

  • Le collier d’émeraudes de l’impératrice Marie-Louise.

  • Une tiare de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III.

  • Plusieurs parures et broches du XIXe siècle, emblèmes du faste monarchique français.

Un butin impossible à estimer, non pas tant pour sa valeur marchande que pour son importance historique et symbolique.

Les caméras de surveillance montrent une équipe rodée, utilisant un monte-meubles pour accéder discrètement à la galerie, profitant de travaux en façade. Le tout en moins de sept minutes.
Une pièce, la couronne de l’impératrice Eugénie, a été retrouvée quelques heures plus tard, abandonnée et endommagée sur les quais de Seine.

Le Louvre, cible depuis toujours

Car ce n’est pas la première fois que le musée le plus visité du monde subit un tel affront.
Si les murs du Louvre pouvaient parler, ils raconteraient une longue histoire faite d’art, de passion… et de quelques vols dignes d’un polar.

1911 : Le vol de la Mona Lisa, l’affaire du siècle

Le 21 août 1911, un modeste ouvrier italien, Vincenzo Peruggia, dérobe la Mona Lisa de Léonard de Vinci.
Ancien employé du musée, il se cache toute une nuit dans une pièce annexe avant de ressortir tranquillement avec le tableau sous le bras.
Le chef-d’œuvre restera introuvable pendant deux ans, avant d’être retrouvé à Florence.
Ironie du sort : ce vol propulsera la Mona Lisa au rang d’icône mondiale. 

1976 : La disparition du Chemin de Sèvres

En 1976, c’est le tableau Le Chemin de Sèvres de Jean-Baptiste Camille Corot qui disparaît mystérieusement. L’œuvre ne sera jamais officiellement retrouvée, alimentant fantasmes et théories de collectionneurs.
Le Louvre renforce alors drastiquement ses mesures de sécurité.

1998 : Tentative d’un nouveau casse

Un commando tente de s’introduire dans les réserves pour s’emparer d’une série de sculptures. L’opération échoue grâce à une alarme déclenchée par inadvertance, mais rappelle que le Louvre reste une cible permanente.

2025 : Le retour des fantômes du passé

Avec le braquage de la Galerie d’Apollon, l’histoire semble se répéter : mêmes failles, même audace, même sidération.
Le ministre de la Culture a promis un audit complet de la sécurité du musée, tandis que la direction évoque « un acte d’une précision militaire ».