En gros, ça fait 9,8 millions de personnes pauvres. Oui, millions.

C’est quoi être « pauvre » pour l’Insee ?

On parle ici de pauvreté « relative » : c’est-à-dire qu’on compare les revenus des gens au reste de la population. Concrètement, ça veut dire vivre avec :

  • Moins de 1 300 € par mois pour une personne seule,
  • Moins de 1 930 € pour un couple,
  • Moins de 3 000 € pour une famille avec deux enfants (genre un bébé et un ado).

Pas forcément la misère totale, mais clairement galère pour boucler les fins de mois.

Le vrai coupable ? L’inflation

L’année 2023, c’était la grosse vague d’inflation : +5%. Et le truc, c’est que l’inflation, c’est toujours les plus pauvres qui trinquent. Pourquoi ? Parce que :

  • Les prix augmentent plus vite que les revenus,
  • Les petits boulots galèrent encore plus (plus de temps partiels, de CDD),
  • Le chômage remonte,
  • Pendant que les riches, eux, encaissent les intérêts qui grimpent avec les taux.

Et comme si ça ne suffisait pas, l’État a commencé à couper certains coups de pouce, genre les aides sur les factures d’énergie. Les aides au logement ? Revalorisées mollement. Les retraités, eux, ont été plutôt épargnés.

Alors, c’est mieux maintenant ?

Peut-être. L’inflation a ralenti en 2024 et 2025, donc on peut espérer une baisse de la pauvreté… mais on n’aura les chiffres que dans un moment. En attendant, tout ça va peser lourd dans les discussions autour du budget 2026. Notamment s’il est question de geler les prestations sociales (spoiler : c’est dans les tuyaux).

Deux signaux rouges qui clignotent fort

Les familles monoparentales
Le chiffre qui fait mal : 1 famille monoparentale sur 3 est pauvre. Et en un an, il y en a 300 000 de plus qui ont basculé dans la galère. Le plus souvent, ce sont des femmes seules avec enfants. Elles dépendent beaucoup des aides au logement, bossent souvent à temps partiel, et la monoparentalité ne fait qu’augmenter. Ce n’est pas juste un problème de revenus, c’est un vrai enjeu de société.

Les autoentrepreneurs
Les petits indépendants, les freelances, les livreurs, les créateurs, les précaires du système. Il y en a de plus en plus, mais beaucoup vivent avec très peu, sans vraie sécu sociale, sans retraite solide. Ce qui devait être un revenu d’appoint est devenu, pour beaucoup, leur taf principal. Et ça, c’est une bombe sociale à retardement.