Claude François : un perfectionniste au grand cœur

Carole Plumelle a partagé des anecdotes poignantes sur sa relation avec Claude François, une icône dont l'héritage traverse les générations."Il était exigeant, perfectionniste, mais toujours respectueux. On s'est engueulés, on s'est fait virer, mais je n'ai que de bons souvenirs", raconte-t-elle. Elle se souvient notamment de sa relation unique avec ses fans : "Il avait besoin d'eux comme d'une addiction. Il tendait la main par la vitre de sa voiture, et les fans le suivaient en courant. C'était de l'amour pur."

Claude François, selon elle, avait une mission : "Il est venu sur terre pour rendre les gens heureux. Beaucoup de gens souffraient, et ses chansons les sauvaient."

Les nuits légendaires d'Ibiza et les excès du showbiz

Carole Plumelle évoque aussi les fêtes endiablées d'Ibiza, où la nuit devenait un refuge contre la souffrance. "La nuit, on ne se pose pas de questions. Tout le monde s'aime, on danse, on s'amuse. J'étais un oiseau de nuit, j'aimais traîner jusqu'à l'aube", confie-t-elle. Ces excès, elle les lie à la perte précoce de sa mère, un traumatisme qu'elle a tenté d'oublier dans l'effervescence des nuits blanches.

"J'ai commencé à prendre des substances pour ne pas souffrir. Mais la fête, c'était aussi une façon de vivre pleinement, sans se poser de questions."

Des rencontres inoubliables

Son livre regorge d'anecdotes sur les personnalités qu'elle a croisées, de Steve McQueen à France Gall, en passant par Charles Bronson, qu'elle décrit comme "un homme de cire, toujours présentable pour les photographes". Elle se souvient avec tendresse de son amitié fusionnelle avec France Gall : "On était comme deux petites sœurs. On riait pour un rien. C'était une complicité incroyable."

"Avec Michel Berger, elle est devenue une star, mais elle est restée la même France, généreuse et drôle. Sa disparition m'a laissée avec un vide terrible."

Un titre énigmatique et une vie de femme libre

Le titre du livre, "J'y pense et enfin j'oublie", est né d'un choix de dernière minute. "Je ne voulais pas un titre trop évocateur. Parfois, j'oublie, mais pas vraiment. J'oublie par moments, mais les souvenirs reviennent toujours", explique-t-elle.

Carole Plumelle insiste sur sa liberté, un fil rouge tout au long de son récit. "Je ne me prends pas la tête. J'ai aimé cette chaleur entre artistes, ces moments furtifs où tout le monde se tutoyait, où on partageait une énergie incroyable avant de se quitter pour toujours."

Un livre à découvrir absolument

"J'y pense et enfin j'oublie" est bien plus qu'un simple livre de souvenirs. C'est un voyage dans une époque légendaire, porté par une femme libre, passionnée et profondément humaine. "Ce livre, c'est un flash-back, un retour en arrière vers une époque où tout semblait possible", résume-t-elle.

Carole Plumelle, « J'y pense et enfin j'oublie » Claude François, show-biz, Ibiza et fêtes : souvenirs d'une femme libre, Éditions Robert Laffont, collection Récit, 256 pages, 19,90 €