Avec un score de 46 sur Metacritic, 47 % sur Rotten Tomatoes et un maigre 1,8 sur 5 sur AlloCiné, le verdict est sans appel : le film est un naufrage artistique. Notre critique maison, signée Kyujilo, va dans le même sens : « Si vous pensiez que Borderlands serait le pire film adapté d’un jeu vidéo des années 2020… Minecraft vient de prouver que non. Et le pire dans tout ça ? C’est que ce genre de film va continuer à exister tant qu’il trouvera un public. » Une phrase qui, rétrospectivement, sonnait comme une prophétie.

Les prévisions les plus optimistes tablaient sur 100 millions de dollars de recettes pour le marché américain durant son premier week-end. Résultat final ? 157 millions. Le film dépasse ainsi Captain America: Brave New World (88 millions) et détrône même The Super Mario Bros. Movie pour le plus gros lancement de l’histoire des adaptations de jeux vidéo — ce dernier s’étant arrêté à 146 millions sur la même période.

Produit pour un budget de 150 millions de dollars, le film a été rentabilisé dès sa sortie américaine. Et grâce à une sortie mondiale simultanée, A Minecraft Movie atteint les 301 millions de dollars au box-office global, derrière les 377 millions de Mario, mais devant tous les autres.

Comment expliquer un tel carton malgré les critiques assassines ? Pour l’analyste David A. Gross, la réponse est simple : « Le film parle à tout le monde — enfants, ados, jeunes adultes et même les plus âgés. Ce genre de production ne vise pas les critiques, mais le grand public. Quand un lancement prend cette ampleur, il crée sa propre dynamique et les prévisions ne tiennent plus. »

On vit donc dans un monde où l’une des adaptations les plus mal reçues par la critique pourrait bien devenir la plus populaire de toutes.