Une signature sonore inimitable

Dès les premières notes sifflées du thème de X-Files, un frisson traverse l’échine : la musique de Mark Snow a ce pouvoir immédiat d’installer une atmosphère, de faire naître un mystère. Créée presque par accident, grâce à un écho activé par mégarde sur son clavier, cette mélodie est devenue l’une des plus reconnaissables de l’histoire de la télévision.

Mais réduire sa carrière à X-Files serait injuste. Mark Snow a composé pour plus de 200 épisodes de la série, mais aussi pour Millennium, Blue Bloods, Ghost Whisperer, One Tree Hill, Smallville et bien d’autres productions.

De Brooklyn à Hollywood

Né Martin Fulterman en 1946 à Brooklyn, Mark Snow a étudié à la prestigieuse Juilliard School, où il fut le colocataire du chef d’orchestre et compositeur Michael Kamen. Très tôt, il développe un goût pour l’expérimentation et l’atmosphère, influencé notamment par Jerry Goldsmith.

Il débute sa carrière dans les années 70 avec des séries comme Starsky & Hutch ou The Rookies, avant d’enchaîner les collaborations avec les plus grandes chaînes de télévision américaines.

Une pluie de récompenses

Nommé quinze fois aux Emmy Awards, Mark Snow a aussi reçu plus d’une quinzaine de récompenses de la part de l’ASCAP (l’équivalent américain de la SACEM). Le thème de X-Files, sorti en single en 1996, s’était même hissé à la 2? place des charts britanniques — un exploit rare pour une musique de série.

Un mentor respecté

Au-delà de sa carrière, Mark Snow était respecté pour sa gentillesse, sa modestie et son soutien aux jeunes compositeurs. Des musiciens comme Sean Callery (24) ou Bear McCreary (Battlestar Galactica) lui ont rendu hommage, saluant son influence et son rôle de passeur.

Une famille, une vie paisible

Mark Snow laisse dans le deuil sa femme Glynnis, avec qui il a partagé plus de 40 ans de vie, leurs trois filles et plusieurs petits-enfants. Il s’est éteint paisiblement chez lui, entouré des siens.

Mark Snow a mis en musique les mystères de notre époque. Sa disparition sonne comme un générique de fin qui résonne un peu trop tôt.