L’épisode parodie Trump, le montrant notamment quémandant du sexe à Satan et apparaissant nu dans une fausse publicité de service public, affirmant : “His penis is teeny-tiny, but his love for us is large”. La controverse a surtout tourné autour de la représentation animée du pénis de Trump, que le réseau a voulu censurer.

Ils nous ont dit ‘On adore l’épisode, mais on va flouter le pénis’,” raconte Parker. “J’ai répondu : ‘Non, vous n’allez pas flouter le pénis.’
Stone ajoute en plaisantant : “On lui a mis des yeux.

Cette provocation n’a pas plu à la Maison-Blanche. Un porte-parole de Trump a qualifié la série de “show de quatrième zone en manque d’inspiration”, affirmant qu’elle “n’est plus pertinente depuis 20 ans.

Ironiquement, South Park reste l’un des biens les plus précieux de Paramount : le studio vient de signer un contrat de 1,5 milliard de dollars avec Parker et Stone pour 50 nouveaux épisodes, en plus de rendre toute la série disponible sur Paramount+ pour la première fois.

Malgré le scandale, les créateurs ont assuré que l’esprit de la série restait le même. Parker explique que les épisodes sont toujours produits à la dernière minute, inspirés par l’actualité immédiate :

Trois jours avant la diffusion, on ne savait même pas si les gens allaient aimer. On lit les journaux et on improvise.
Pour la suite de la saison ? Aucune idée précise, affirment-ils, et Stone plaisante : “Pas de politique.
Mais vu la tournure du premier épisode, difficile d’y croire.