Le nombre de personnes sans emploi et en recherche active, au sens du Bureau international du travail (BIT), s'est établi à 2,7 millions, soit 62 000 personnes de plus qu'au trimestre précédent. Sur un an, la hausse atteint 0,7 point, selon l'Insee. L'institut souligne toutefois que ce niveau demeure nettement inférieur au pic enregistré à la mi-2015, où le taux de chômage avait culminé à 10,6 %.

Cette progression s'inscrit dans une tendance haussière continue depuis fin 2024. Selon les prévisions de l'Insee, le taux de chômage devrait poursuivre son augmentation d'ici la fin de l'année 2026, sans qu'un retournement de tendance ne soit anticipé à court terme.

Cette dégradation du marché de l'emploi intervient dans un contexte politique particulier, à l'approche de la fin du second quinquennat d'Emmanuel Macron. Le président avait fait de la baisse du chômage l'un des objectifs phares de ses mandats, avec l'ambition affichée par le passé d'atteindre le plein emploi. La publication de ces chiffres par l'Insee met en évidence un écart croissant entre cet objectif initial et la réalité du marché du travail en cette fin de mandat présidentiel.

Les données de l'Insee ne détaillent pas précisément l'ensemble des facteurs à l'origine de cette hausse continue depuis un an et demi. Le contexte économique global, marqué par un ralentissement de l'activité et des créations d'emplois moins dynamiques, dans un contexte de crise géopolitique et de l'énergie, est généralement avancé pour expliquer ce type d'évolution.

L'Insee, organisme officiel chargé de la statistique publique en France, publie ces données trimestrielles qui font référence pour mesurer l'évolution du marché du travail. Ces chiffres, basés sur la définition du Bureau international du travail, permettent des comparaisons internationales et historiques, notamment avec les périodes de crise passées comme celle du Covid-19 en 2020 ou la crise économique de 2015.

La poursuite annoncée de cette hausse pour les derniers mois de l'année 2026 laisse présager une dégradation continue de la situation de l'emploi, dans un climat économique et politique national qui reste, selon les éléments disponibles, marqué par l'incertitude.