Le constat : ça coûte un bras

Entre les déplacements pour les entraînements et les matchs, certains clubs auraient évoqué plusieurs centaines d'euros dépensés chaque week-end rien qu'en essence. Avec un carburant qui flirte, voire dépasse les 2,50 euros le litre selon les zones, faire rouler un minibus pour une équipe de jeunes devient un vrai casse-tête budgétaire pour beaucoup de structures. Et la flambée actuelle des prix est en grande partie liée aux tensions au Moyen-Orient, qui tirent les cours du pétrole vers le haut depuis plusieurs semaines.

L'enveloppe : 1,5 million d'euros

Philippe Diallo a annoncé qu'une enveloppe d'environ 1,5 million d'euros allait être débloquée "dans les meilleurs délais". Les bons passeront par les ligues régionales et les districts, avant d'être redistribués aux clubs, avec un montant qui variera selon leur taille. Ce n'est pas vraiment une première : la FFF avait déjà lancé un coup de pouce similaire en 2022, avec une enveloppe un peu plus large, de 2 millions d'euros.

Comment ça va se passer concrètement ?

Pas question de filer directement les bons aux familles ou aux licenciés : tout passera par les clubs eux-mêmes, charge à eux ensuite de décider qui en profite. Philippe Diallo donne un exemple assez parlant : un parent qui utilise sa propre voiture pour emmener des jeunes au match pourrait très bien se voir attribuer un bon. "On va leur mettre à disposition les bons et puis à eux de les utiliser dans les meilleures conditions", a-t-il résumé. L'idée derrière tout ça reste simple : que tout le monde puisse continuer à aller s'entraîner ou disputer son match, sans que le plein d'essence devienne un frein.

Reste à voir maintenant quand et comment les clubs recevront l'info officielle pour savoir à quelle sauce (ou plutôt à quel litre) ils seront servis.