« Le Seul Coupable » : Jacques Saussey explore les frontières de la culpabilité
Culture · Par Manuel Houssais ·Le jeudi 24 juillet 2025 à 09h54 ·mis à jour le 24/07/2025 à 09:55
Crédit Photo : The Vox
Au 10e Salon du Livre de Saint-Honoré-les-Bains, Jacques Saussey, auteur du roman policier captivant "Le Seul Coupable", a partagé les secrets de son dernier ouvrage. Publié aux éditions Fleuve Noir, ce livre plonge les lecteurs dans une intrigue où les frontières entre culpabilité et innocence s'estompent. Jacques Saussey, avec son talent pour créer des suspenses haletants, nous a accordé un entretien passionnant.
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Episode 3 - Rencontre avec Jaques Saussey
Au 10e Salon du Livre de Saint-Honoré-les-Bains, Jacques Saussey, auteur du roman policier captivant "Le Seul Coupable", a partagé les secrets de (...)
L'inspiration derrière "Le Seul Coupable"
Jacques Saussey a expliqué que l'idée de son livre « Le Seul Coupable » est née de son précédent roman, "L'Aigle Noir". Le personnage principal, Paul, un policier à la retraite, revient en métropole et découvre qu'il a commis une grave erreur lors d'une ancienne enquête. Cette révélation, apportée par la mère de la victime, met le feu à sa maison et à sa conscience. "Il se retrouve confronté à une culpabilité qu'il n'a pas su gérer à l'époque", nous a confié l'auteur.
La complexité des personnages
Dans "Le Seul Coupable", Jacques Saussey a voulu que la victime ne soit pas totalement innocente. "Il fallait qu'elle ait aussi un côté noir", a-t-il déclaré. Cette complexité des personnages, où chacun a ses zones d'ombre, est un thème récurrent dans ses romans. "C'est vraiment ce thème central que j'ai voulu travailler, c'est la culpabilité sous toutes ses formes", a-t-il ajouté.
Techniques d'écriture
Il utilise des fins de chapitres accrocheuses pour maintenir le suspense. "On essaie que le lecteur ait juste envie de tourner la page", a-t-il expliqué. Les chapitres courts permettent de jongler entre les différentes perspectives des personnages, créant un rythme dynamique qui captive le lecteur.
La révélation finale
Contrairement à certains de ses autres livres, il a choisi de révéler l'identité du criminel à la fin de l'épilogue. "C'était vraiment un choix délibéré de manière à ce que le lecteur soit emporté sur une piste qu'il croit suivre", a-t-il expliqué. Cette technique, inspirée de ses nouvelles, vise à surprendre le lecteur jusqu'à la dernière phrase.
Le processus de création
Jacques Saussey a partagé son processus de création. Il utilise des fiches personnages détaillées pour garder une cohérence dans ses récits. "Les recherches sont extrêmement importantes", a-t-il souligné, surtout pour des territoires qu'il ne connaît pas bien. Pour son prochain roman, il a effectué de nombreuses recherches sur La Réunion, un territoire qu'il n'a jamais visité.
Rituels d'écriture
Jacques Saussey a révélé qu'il écrivait ses premiers romans dans le train, pendant ses trajets pour le travail. Depuis sa retraite, il consacre ses matinées à l'écriture et ses après-midis à d'autres activités comme la randonnée avec son chien. "Je me garde toute la matinée pour ça", a-t-il déclaré, précisant que cela peut inclure la recherche, l'écriture ou les corrections.
L'ambiance du Salon du Livre
Jacques Saussey a exprimé son admiration pour la région du Morvan, où se déroule le Salon du Livre. "C'est un endroit absolument splendide", a-t-il dit. Il a également souligné l'importance des interactions humaines dans les milieux ruraux, qui inspirent ses récits. "Les gens se connaissent, parfois se détestent, parfois s'aiment énormément", a-t-il expliqué, ajoutant que cela met en exergue tous les sentiments humains.
Une anecdote inspirante
Lors d'un voyage au Québec, Jacques Saussey a été marqué par l'histoire d'un village isolé où une série de disparitions inexpliquées avait eu lieu dans les années 1950. Cette histoire, entourée de mystères et de légendes locales, a inspiré l'un de ses précédents romans. "Les légendes et les histoires locales sont une mine d'or pour un auteur de romans policiers", a-t-il confié.
Un dernier mot
"Le plus grand coupable n'est pas toujours celui qu'on croit", a conclu Jacques Saussey. Il a invité les lecteurs à découvrir "Le Seul Coupable" pour explorer les nuances de la culpabilité et de l'innocence. "Parfois, il est bien caché derrière un autre qui est moins dangereux que celui qui se cache bien derrière", a-t-il ajouté.
« Le Seul Coupable » de Jacques Saussey, Fleuve Noir, 426 p, 21,90 €









